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Extraits…

Le parcours de Marie Taupin est le fruit d’un subtil mélange de formations techniques, qu’il s’agisse de comptabilité-gestion ou d’esthétique, et d’un goût immodéré pour l’aventure et les relations humaines dans toute leur diversité.

Tout au long de ce parcours, Marie développe une capacité à effectuer des choix avec autant de détermination que d’enthousiasme, capacité qui la mène de manière naturelle vers l’entrepreneuriat.

A tout juste 25 ans, elle choisit de travailler en milieu rural et crée son premier institut d’esthétique en 2005 à Petit Mars à une trentaine de kilomètres au nord de Nantes. Elle adhère alors au CGALA.

Un deuxième institut voit le jour en 2008 dans une commune voisine puis viennent deux autres instituts, en Vendée et en Maine-et-Loire, toujours en milieu rural.

Ce chemin répond également à la volonté de Marie de créer des emplois et de tisser du lien social, source essentielle de richesse à ses yeux.

En effet, le besoin vital pour Marie de partager et de transmettre sa philosophie du soin l’amène à développer une véritable culture d’entreprise à travers son projet “Bulle de bien être”, marque qu’elle dépose en 2007 et dont le premier contrat de franchise est signé en 2016.

Marie Taupin vit au rythme entraînant de cette bulle, ne ménageant pas ses efforts pour faire connaître son entreprise avec sa charte d’identité : le sourire ! Sourire que nous croisons régulièrement dans la presse économique locale et régionale et sur les réseaux sociaux. Il fait du bien en ces temps.

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Questions / réponses : Interview

➜  Marie, pouvez-vous nous dire en quelques mots ce qu’est “Bulle de bien-être” aujourd’hui ?

 

“Bulle de bien-être”, c’est une entreprise qui se développe en franchise avec la particularité d’être présente dans le milieu rural.

Dans un premier temps, l’enseigne aide les futures cheffes d’entreprise dans leurs démarches de création : négociation bancaire, choix du comptable, du notaire, réalisation de l’étude de marché et des documents prévisionnels ou encore choix de l’emplacement stratégique du local.

Dans un deuxième temps, “Bulle de bien-être” accompagne les cheffes d’entreprise en matière de prospection clients, de formation sur les protocoles “maison” avec notre formatrice, en fonction des spécificités de chaque institut.

Puis, pendant la durée du contrat, “Bulle de bien-être” est constamment aux côtés de son équipe à travers un accompagnement personnalisé (formation, réunions et séminaires ou encore ateliers “team building“).

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➜  Quels sont les enseignements que vous apporte encore et toujours cette aventure ?

J’apprends tous les jours, les journées ne se ressemblent pas et c’est ce qui me fait vibrer et rend mon métier passionnant. Chaque institut a et aura son identité et sa problématique. A moi et mon équipe d’aider la cheffe d’entreprise. Il m’appartient de faire en sorte qu’elle trouve un épanouissement professionnel et personnel à travers l’entrepreneuriat.

➜  En tant que cheffe d’entreprise, quelles ont été vos premières réactions face à cette crise sanitaire qui frappe l’économie ?

Étant donné la situation en Chine, je m‘y étais préparée… J’avais anticipé un rendez-vous chez mon banquier pour un dossier BPI… je devais prévoir plus de trésorerie.

Cependant, quand je me suis lancée dans l’aventure “Bulle de bienêtre”, je n’ai jamais pensé qu’un jour je devrais fermer tous mes établissements à cause d’une pandémie mondiale liée à un virus !

J’ai pris une assurance perte d’exploitation en cas de dégât des eaux, d’incendie, de vandalisme… 
Dommage que les assurances ne jouent pas leur rôle sur ce point… mais cela est un autre débat ! Notre secteur est d’autant plus risqué que nous sommes en permanence en contact avec notre clientèle pendant une épilation, un soin du visage…

➜  Comment avez-vous vécu le confinement ? Quels moyens avez-vous mis en œuvre pour garder le cap et conserver le lien avec vos équipes ?

Personnellement, j’ai bien vécu le confinement. Mon lieu de travail n’a pas changé : mon domicile. En revanche, j’ai changé “d’assistante marketing”… mon mari a pris le relais. J’avoue qu’il a été super efficace !

Le confinement m’a permis de mettre en place divers projets auxquels j’ai proposé aux filles de mon équipe de participer : ouverture d’un groupe WhatsApp, réalisation de vidéos pour notre page You Tube…

Professionnellement, bien sûr, j’ai dû les rassurer sur l’avenir de leurs emplois, sur les solutions que j’allais mettre en place à long terme. La technologie de la visio-conférence a été très utile pour les réunions avant la réouverture des instituts.

J’ai également profité de la situation pour faire intervenir un peintre dans mon plus vieil institut. Un petit “relooking” était nécessaire.

 

 

Mon équipe a toujours eu à cœur de garder le contact avec la clientèle sous forme de publications sur les réseaux sociaux : journée type de confinement, recettes et astuces, idées lecture…

De mon côté, j’ai géré le réseau social Instagram, le réseau LinkedIn et le compte Facebook de “Bulle de Bien-être”. Cette période m’a permis de créer le Podcast Bulle de Bien-être, dont le premier épisode “#1 Écoutez votre petite voix !” est sorti le 16 avril. Dans ce “Podcast qui révèle vos talents”, et que l’on retrouve sur toutes les plateformes (spotify, google podcasts… etc.), mon souhait est de guider et de conseiller pour l’entrepreneuriat.

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➜  Comment s’organise  la reprise d’activité ?  La clientèle est-elle au rendez-vous ?

En ce début de déconfinement, nous sommes encore dans l’attente des fiches sanitaires validées par l’État, nous observons donc les directives données par nos syndicats professionnels. Notre métier était déjà très pointu au niveau de l’hygiène. Dans nos instituts, la blouse, les gants, pour certaines prestations, les draps jetables entre chaque cliente étaient déjà de rigueur. Ce qui nous change, c’est le port du masque au quotidien. Nos plannings sont complets pour la reprise et les clients sont au rendezvous. C’est rassurant !


➜  Quels sont vos premiers constats à l’issue de cette période de fermeture des instituts ?

Malheureusement, on ne rattrapera jamais la perte financière. 
A titre d’exemple, sur l’institut de Petit Mars, il s’agit de 39 000 € sur la période de fermeture.


➜  Quels sont vos espoirs et vos craintes aussi pour demain sur un plan économique et sur un plan humain ?

Mon objectif est de garder mon équipe au complet et d’embaucher mon apprentie CAP en septembre pour son Brevet Professionnel. A ce jour, le planning est heureusement complet. Cela va permettre de continuer à faire évoluer “Bulle de Bien-être”.

J’espère qu’un minimum d’entreprises sera impacté par une fermeture définitive. Il va falloir que nos clients consomment local et restent solidaires. 

Dans l’esthétique, certains instituts vont devoir revoir leur manière de travailler en matière de pratiques sanitaires. Les clients vont être beaucoup plus regardants et exigeants, ce qui me semble important dans notre secteur.

Au nom du CGALA

Merci à vous Marie ! Nous sommes heureux de vous savoir au sein de notre conseil d’administration. Nous ne doutons pas que vous saurez y communiquer votre enthousiasme et votre sagesse pour contribuer aux orientations de l’action du CGALA en faveur des entreprises adhérentes, comme vous l’avez fait déjà pour initier l’ouverture de notre observatoire mensuel au secteur de l’esthétique.

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